" Mais Charlie, tout le monde s'en fout des écoles d'Afghanistan ! "

" Mais Charlie, tout le monde s'en fout des écoles d'Afghanistan ! "









La Guerre selon Charlie Wilson




Réalisateur : Mike Nichols
Avec : Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams
Film américain
Durée : 1h45
Sortie : 16 janvier 2008
Genre : Comédie politique / Histoire vraie







La Guerre selon Charlie Wilson raconte de façon originale et hilarante comment au début des années 80, un député du Deuxième District du Texas, Charlie Wilson, réussit a créer la plus improbable des alliances entre plusieurs pays Moyen-Orientaux, afin trouver les fonds pour subventionner l'achat d'armes qui permettraient aux Combattants de la Liberté afghans de vaincre l'envahisseur soviétique. Pour ce faire, Charlie va s'allier à Joanne Herring, multi-milliardaire d'extrême droite ne visant rien de moins que la chute de l'URSS, et à un agent de la CIA aux origines sociales trés modestes, snobé par la hériarchie, cynique battant prés à en découdre avec les Russes.
Entre temps, Charlie Wilson est rattrapé par un scandale tel que sa carrière ne les compte plus : Aperçu à Las Vegas en compagnie de deux strip-teaseuses cocaïnomanes, Charlie se voit forcé de répondre a des question génantes. Un affaire qui va détourner les médias du vrai scoop du moment : Charlie Wilson est bien entrain de mettre au point une guerre secrête contre l'empire soviétique, au nez et à la barbe de la Maison Blanche.

Mike Nichols, 77ans, et encore toute ses dents (Okay ma gueule =D) nous pond ici un film absolument PARFAIT, alliant habilement comédie et leçon d'histoire, et interprété par des acteurs qui se lâchent littéralement : un Tom Hanks (Charlie Wilson) génial, comme toujours ou presque (</3 Da Vinci Code), une Julia Roberts (Joanne Herring) dans le meilleur rôle "pot de fleur" de toute sa carrière, et un Philip Seymour Hoffman (Gust Avrakotos, l'agent de la CIA) que je découvre dans ce film, selon certain qui est en passe pour devenir l'acteur NUMBER ONE américain du moment, et dont la prestation est effectivement époustouflante.

Un film qui confirme bien que la politique extérieure américaine a toujours été du bricolage, et comme le dit Charlie Wilson qui a -je le rappel- vraiment existé : "C'est toujours pareil avec nous, on change le monde, et on s'en va. Le problème c'est que le manège continue de tourner." Et depuis les années 80, rien n'a changé, si se n'est que maintenant, quand les ricains se pointent quelque part, c'est plus vraiment pour sauver le monde, mais pour subtiliser courageusement aux peuples les plus dimunis le pétrole que leur pays contient. Bref j'vais pas m'étaler, façon jsais pas qui aura eu le courage de lire mon article jusque là xD


On ressort HEU-REUX du cinéma et c'est l'essentiel.
*EN SALLE* & *A NE PAS MANQUER*


# Posté le dimanche 20 janvier 2008 08:45
Modifié le dimanche 20 janvier 2008 08:57

xxx

xxx
# Posté le lundi 31 décembre 2007 14:32

Allier amour et retrait ne serait-il finalement pas le seul moyen de lutter contre le conformisme ?

Allier amour et retrait ne serait-il finalement pas le seul moyen de lutter contre le conformisme ?
FIGHT CLUB

« Tout ce potentiel gâché. Une génération entière qui travaille à des pompes à essences, qui fait le service dans des restos miteux, ou qui est esclave d'un petit chef dans un bureau... La pub nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent a rien. On est les enfants oubliés de l'histoire, on n'a pas de but ni de vrais places, on n'a pas de grandes guerres, pas de grandes dépressions. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous millionnaires, des dieux du cinéma ou des rock star, mais c'est faux. Et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment, plein le cul. »

DAVID FINCHER AU POUVOIR
# Posté le lundi 17 décembre 2007 18:24
Modifié le mercredi 23 janvier 2008 08:44

E U P H O R I A P O W A '

E U P H O R I A       P O W A '

PROCHAINE DATE : 16 FEVRIER 16H A L'OFFICE CULTUREL D'ARRAS !
# Posté le mercredi 12 décembre 2007 09:20
Modifié le samedi 19 janvier 2008 12:11

" Je n'ai jamais vu de tels lions, dirigés par de tels agneaux. "

" Je n'ai jamais vu de tels lions, dirigés par de tels agneaux. "

Lions & Agneaux


De : Robert Redford
Avec : Tom Cruise, Meryl Streep, Robert Redford
Genre : Prise de conscience, drame.
Durée : 1h30

Synopsis : "Ils sont six. Tous sont impliqués de près ou de loin dans le combat de l'Amérique contre le terrorisme. Chacun arrive à un tournant de sa vie, et les enjeux ne vont en être que plus élevés...
A Washington, un sénateur aux ambitions présidentielles essaie de vendre la dernière stratégie globale à une journaliste d'information de télévision redoutée. Entre eux, c'est une lutte d'intelligence, de charme... et d'intérêts.
Dans une université de la côte Ouest, un professeur idéaliste tente de convaincre un étudiant blasé de changer l'orientation de sa vie pour réaliser son potentiel.
De l'autre côté de la planète, dans les montagnes enneigées de l'Afghanistan, deux de ses anciens élèves, loin des discours politiques et des arguments de leurs mentors, se battent juste pour survivre... "

Que dire, si ce n'est que Redford réussit de façon magistrale à faire passer son message (cri de détresse ?) à travers quatre personnages et deux débats complexes, longs et passionnant. C'est dans ces derniers que TROIS problèmes de première importance sont soulignés. En effet, la politique d'expansion des aigles de Washington est remise en question, mais c'est aussi le journalisme, le traitement de l'information et l'éducation qui sont remarquablement pointés du doigt.
On retiendra surtout du film le magistral duel-duo Tom Cruise/Meryl Streep, qui interprètent respectivement le rôle d'un sénateur républicain ambitieux et hypocrite et le rôle d'une journaliste de télévision redoutée, partagée entre le désir de se laisser abuser par son interlocuteur et ainsi être en possession d'un scoop, et la crainte de croire à un énième mensonge qu'il va forcément lui vendre.
En résumé, Robert Redford nous dépeint la fresque d'une Amérique rongée de l'intérieure par des polititiens menteurs, prés a tout, et par des médias corrompus et propagandistes.
Une fin dramatique, une vision pessimiste, des questions, et beaucoup d'accusations.
Un film basé sur les dialogues, un film qui fait réfléchir, un genre de long-métrages que l'on aimerait voir plus souvent au cinéma de nos jours. Enjoy !

# Posté le mardi 04 décembre 2007 15:05
Modifié le jeudi 06 décembre 2007 15:43