1948 - 2009, soixante et une années de cauchemar.

1948 - 2009, soixante et une années de cauchemar.


Aussi vrai que les indiens d'Amérique occupaient le territoire depuis déjà bien longtemps quand les colons occidentaux ont découvert le nouveau continent, les palestiniens occupaient la Palestine bien avant que les Etats-Unis et l'URSS n'y installent des juifs, devenus israéliens et colons d'une terre déjà occupée par un peuple arabe.
Les pays membres de la ligue arabe soutiennent les palestiniens et réagissent à l'injustice d'un peuple qui voit son territoire divisé en deux, en déclarant la guerre à Israël à deux reprises pendant la période de la guerre froide. Attaque a chaque fois repoussée par l'armée israélienne armée par les USA et l'URSS dans un premier temps, et uniquement par les USA dans un second. A chaque défaite du camp arabe, le gouvernement israélien profite de sa position pour grappiller un morceau de territoire aux palestiniens, qui se retrouvent au fur et à mesure entassés comme des bêtes dans des camps à la superficie plus que réduite, et survivent dans des conditions inhumaines.

Les juifs se sont installés sur un territoire qui ne leur appartenait pas, sur lequel vivait déjà un peuple. Moins de quarante ans plus tard, les israéliens occupaient déjà la quasi totalité de l'état, alors que les palestiniens étaient -et sont toujours- reclus dans des camps, et massacrés à tour de bras à la moindre tentative de dénonciation d'injustice de leur part. Car il s'agit bien d'une injustice.

Nous avons d'un côté un peuple rongé par le sentiment d'injustice dont il fait l'objet depuis 60 ans (je parle bien du peuple, pas des organisations de résistances ou du gouvernement), un peuple qui se fait décimer à chaque attaque de l'armée israélienne compte tenu de la coutumière démesure des moyens mis en place, et d'un autre côté, un peuple (ou du moins la majorité de celui-ci) aveuglé par la rage et l'incompréhension que les palestiniens s'obstinent et jouent continuellement avec le feu, s'exposant à des représailles.
D'un côté, un peuple maltraité et éparpillé dans des camps de réfugiés partout dans le Proche Orient, de l'autre un état soutenu par la communauté internationale et par les USA depuis 60 ans.
David contre Goliath, ça va cinq minutes.


A partir de ces faits historiques, comment en vouloir au peuple palestinien quand il tente de faire entendre sa voix en tirant des roquettes sur le sud d'Israël ? Si quelqu'un pense qu'ils feraient mieux d'employer d'autres méthodes, et bien qu'il m'éclaire ! L'injustice dont ils font l'objet est telle qu'il est tout a fait logique que le Hamas soit soutenu par 90% des palestiniens.
Le Hamas est un réseau de résistance dont la branche armée utilise le terrorisme, certes. Mais comment faire autrement quand cela fait 60 ans que votre peuple est entassé dans des habitats précaire à l'intérieur d'une prison à ciel ouvert, territoire minuscule qui manque d'eau, extrêmement pollué, et dont l'ennemi juré est soutenu activement par la seule superpuissance au monde ?

La résistance arabe a une ampleur au Moyen et Proche Orient dont nous les occidentaux n'avons absolument aucune idée : la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar est la seconde chaîne la plus regardée au Moyen-Orient. Rien que ça. Cette chaîne est interdite en France, non pas parce qu'antisémite, mais pour trouble à l'ordre public : transposées en France sans explications, des images de guerre du Proche-Orient risqueraient fortement d'éveiller et d'échauffer des esprits découvrant soudain une violente réalité jusqu'alors habilement cachée.

Ces réseaux que sont le Hezbollah et le Hamas ne sont en aucun cas des groupes terroristes qui prennent la population palestinienne en otage. Ces deux organisations sont similaires en tout points à la Résistance Française pendant la seconde guerre mondiale : jadis, Charles De Gaulle était considéré comme "terroriste" par les médias de la collaboration et par le Reich, et accepté et soutenu par la population ; aujourd'hui, le Hamas (élu démocratiquement par une écrasante majorité) et le Hezbollah sont considérés comme tels par la presse occidentale et par l'empire états-unien.

Pour la couverture de l'actuelle offensive par les médias, tous sombrent dans le pathos et font le jeu de la Société du Spectacle. Toutes les chaînes reprennent les évènements afin de faire l'Evénement, et de l'audimat. Un jour on est pro-israelien, l'autre jour on est pro-palestinien, le français moyen n'y comprend rien et c'est exactement l'effet recherché.

Si les agents de l'information quotidienne ne font pas leur travail, si la communauté internationale peine à faire semblant de conserver une once d'impartialité, et que l'armée ennemie enchaîne les "bavures" meurtrières depuis 60, comment ne pas céder à la violence ? Quand on est à même d'avoir une vision globale de ce conflit, on se rend compte que cette violence est légitime.

De l'humiliation ne naît que la haine, le terrorisme, et des organisations telles que le Hamas.



SI l'occasion pour vous se présente un jour de voir le film Bloody Sunday, saisissez-là. Ce film éclaire considérablement sur ce que peuvent ressentir des militaires de chaque camps lors d'un conflit, sensés obéir aux doigts et à l'oeil tels des pions, et qui pourtant ne le font pas toujours, dévorés par une rage meurtrière alimentée par les discours des politiques et des généraux corrompus. Il s'agit de personnes violentes prêtes à en découdre et à étancher leur soif de vengeance.

Comment défendre les intérêts d'une offensive dont les victimes sont des femmes et des enfants qui n'ont jamais rien demandés à personne ? Que le gouvernement Israélien s'en prenne au Hamas, c'est une chose, qu'il s'en prenne au peuple palestinien en bombardant des maisons et des écoles dans lesquelles se cachent des familles entières, s'en est une autre. A chaque conflits armés des innocents sont tués, le problème étant dans le cas présent que cela fait 60 ans qu'Israël s'en prend aux mêmes personnes, sans pour autant que la communauté internationale ne bouge le petit doigt. Et pourquoi ? Israël est le meilleur client du complexe militaro-industriel américain, certainement pas la Palestine qui n'a même pas assez d'argent pour assurer la survie de son peuple.

Le problème n'est pas que le Hamas ait commencé à tirer des roquettes sur le sud d'Israël, le problème est que l'armée israélienne commet des crimes de guerres invraisemblables à chaque attaques et que les victimes de ces raids sont toujours les mêmes personnes : des civils.

Ceux qui soutiennent encore l'offensive israélienne ferment les yeux sur les meurtres de civils palestiniens, les justifiant comme étant simplement les conséquences de sinistres et vulgaires stratégie du Hamas afin d'incriminer l'armée israélienne et la pousser à la faute. Non seulement il s'agit de mauvaise fois, mais en plus leur mémoire s'arrête à décembre 2008. Un conflit qui dure depuis 60 ans ne peut être traité et compris en parlant des récents méfaits d'un seul des deux camps.

Les bombardements sont aériens pour la plupart, et balancer des obus sur un territoire qui possède une énorme densité humaine ne peut s'apparenter qu'à une épuration ethnique. Evidemment s'il y avait des juifs à Gaza, Les USA et l'UE seraient intervenus depuis bien longtemps.

Ce conflit est né d'une injustice et n'est depuis que surenchère. La solution n'est certainement pas d'attaquer une nouvelle fois le peuple palestinien qui n'a rien pour se défendre, qui a cent mille autres problèmes, et qui une fois de plus se fait massacrer.

La colère du peuple palestinien est légitime, la riposte, comme à son habitude démesuré d'Israël est illégitime.

Cette offensive soutenue par les USA est une honte, une de plus.



A qui profite la situation, là est la seule question à se poser. Le crime profite aux USA qui fournissent les armes aux israéliens depuis 60 ans. Le lobby militaro-industriel américain dont le pouvoir grandit inlassablement depuis la seconde guerre mondiale, domine le monde. Les Etats-Unis et Israël sont sur le point de mettre à feu et à sang le Moyen-Orient, en bombardant la Syrie et l'Iran, tant diabolisée ces dernières années dans le monde occidental. Mais comment déclencher les hostilités sans tirer le premier coup de feu ? L'histoire des Etats-Unis abondent en possibles réponses : Pearl Harbor, Opération Northwood, 11 septembre 2001.

Patience et désinformation font plus que force ni que rage. Pour illustrer cette nouvelle version du célèbre dicton, parlons de l'histoire de cette phrase : « Israël doit être rayée de la carte », tirée d'un discours du président Ahmadinejad, désormais gravée dans les esprits de tout un chacun. Une citation fausse, mal traduite, quelque mots sciemment incompris, désormais instruments de propagande. Le chef d'état de l'Iran n'a en effet jamais dit qu'il souhaitait "rayer Israël de la carte" mais que "le régime occupant Israël devrait disparaître de la page du temps"*.
Ce qui n'est quand même pas la même chose. Cette fameuse fausse citation fait parti du processus de diabolisation de l'Iran qui ose plus que jamais tenter de se libérer des chaînes de son actuelle condition de simple réserve pétrolière.
*Preuve facilement trouvable sur nombre de sites internet sérieux, avec citation en persan et traduction mot à mot à l'appui.
Prodigieux de constater que le mot « carte » n'a même pas été prononcé...

Mais ne nous éloignons pas trop. Les israéliens font partis des principaux agents de la mondialisation, depuis toujours. Le peuple palestinien n'a jamais "servit" à quoi que se soit, il vivait en paix et n'a jamais cherché à dominer le marché mondial. Est-ce un crime ?
De ce fait, le principal allié d'Israël sont les Etats-Unis, encore une fois, unique superpuissance du monde d'aujourd'hui. Le problème est le suivant : parce que la Palestine et le peuple palestinien n'a en rien les mêmes possibilités financières que son voisin israélien, parce qu'il n'a pas d'alliés superpuissant et qu'il ne sert pas les intérêts internationaux actuels, le sort doit s'acharner indéfiniment ? Le peuple palestinien est sensé se terrer pour toujours et faire comme s'il n'existait pas ?
Sa condition de vie ne lui permet pas.
Alors quand on a plus de voix pour crier, on se sert de ses mains, non ?

La vérité est qu'Israël est soutenu par ceux qui dirigent le monde, les 6000 individus qui façonnent le système. Quelques politiciens, certains militaires, et une poignée de milliardaires.
De son côté, le peuple palestinien n'est soutenu officiellement par personne, si ce n'est l'Iran et la Syrie, tout aussi diabolisés que le Hamas.

Il s'agit là d'une logique animale : ce sont les êtres les plus puissants qui pèsent le plus de poids. Les autres peuvent crever, et c'est exactement ce qu'il se passe.
Le degré zéro. "Homme des cavernes".


Amen.


Victor Moulinier
# Posté le mardi 13 janvier 2009 13:04

If the rule you followed brought you to this, of what use was the rule ?

If the rule you followed brought you to this, of what use was the rule ?

Just one thing : think by yourself

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 18:21
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 10:59

Why so serious ?!

Why so serious ?!
N'étant pas un fada des superproductions américaines, j'vais pas dire que je craignais le pire, mais je ne m'attendais pas à un chef d'oeuvre. Et clairement, Batman : The Dark Knight est une réussite totale. Et par manque de temps, les éloges pourraient se limiter à la prestation de l'excellentissime Heath Ledger (qui égale sinon dépasse la performance de Jack Nicholson), décédé accidentellement il y a peu.. En effet, le personnage du Joker est travaillé, le jeu de l'acteur incroyable, ne serait-ce que pour cela, ce Batman-ci restera gravé dans les anales.
Mais parlons de la réalisation... Les moyens, absolument titanesques, ont contribués à rendre le film parfait au niveau de la graphie, de la puissance de certains passages. Les scènes d'action sont à couper le souffle, réglées au millimètre et sans surcharge d'effets numériques. Mais c'est bien le génie des frères Nolan qui est démontré tout au long du film.
Plus sombre, plus complexe (et moins grand public par la même occasion) que Batman Begins, The Dark Knight n'est pas simplement le Blockbuster de l'été tant attendu, c'est plus que cela : un thriller noir, pessimiste, moderne, reflexion sur le pouvoir et immense film de super-héros (des héros qui s'avèrent d'ailleurs très humains, et donc pas du tout rassurants).

Je finirai en citant les Inrocks, dont la critique élogieuse et totalement justifiée résume parfaitement mon sentiment : "On est ici, maintenant, et l'actualité hurle entre chaque image. (...) The Dark Knight [fait] le choix assumé du sérieux et du premier degré (...) désormais Batman avance dans une nuit épaisse, celle d'un concentré de fiction lourd du poids de l'époque."
# Posté le jeudi 21 août 2008 08:07
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 11:01

I'm in candyland, I'm in candyland, I'm in candyland, SO DON'T SAVE ME

I'm in candyland, I'm in candyland, I'm in candyland, SO DON'T SAVE ME
Do you know how to say fuck you in english?
BC 13 does, FUCK YOU.


new haircut
# Posté le mercredi 25 juin 2008 09:09
Modifié le samedi 30 août 2008 14:14

Le mouvement EMO fait parler de lui.

Le mouvement EMO fait parler de lui.

Depuis maintenant deux semaines, des affrontements opposent "tecktoniks killers" et "gothiques/emos" dans le centre ville de Lille. Le problème, c'est que ces altercations ne se limitent ni à des groupes de 4/5 personnes, ni à des insultes. D'après le site internet "Lille.maville.com", il s'agissaient de plusieurs centaines de jeunes, "teks" "goths", skins & jeunes des cités qui avaient provoqués une bagarre générale Porte de Roubaix.

Samedi, au même endroit, se sont cette fois une vingtaine de jeunes des quartiers qui ont menés l'assault contre une bande de gothique qui se regrouppe depuis peu à cet endroit. "Aussitôt, une partie des goths tentent de s'échapper, mais le principal accès est barré. « On s'est retrouvés coincés dans un cul de sac, c'est pour ça qu'ils sont montés. Ils ont sorti un couteau sur l'un de nos potes. » Le jeune homme est atteint à la base du cou. « Ça a duré cinq minutes, et puis ils sont partis. » Sans doute par le parc Matisse. Les pompiers de Bouvines, le Samu et des gros effectifs de police interviennent aussitôt." (lire l'article en entier ICI).

Et oui, nous vivons bel et bien à une époque ou les adolescents iraient -que dis-je- vont jusqu'à tenter de véritablement s'entre tuer pour une question de "style vestimentaire". La preuve que la connerie humaine n'a pas de limite.

Dans les années 60/70, la musique était la bannière qui nous ralliait tous. Maintenant que la mondialisation et les capitalistes s'en mêlent, chaques genre musical se voit associé à un style vestimentaire. Cheveux cours, cheveux longs, écharpe burberry, piercing au labret décalé, teinture et maquillage noir, fond de tain, tant de différences entre les adolescents que celles-ci engendrent les critiques, le mépris, les présupposés et la violence. Toutes mes félicitations les enfants, j'crois qu'on est arrivé à un stade de connerie assez élevé là quand même. Et comme dirait Frederic Beigbeder dans son bouquin (que je conseil à tout ceux à qui ils restent quelques neurones) 99 francs : " Pour mener l'être humain vers la civilisation, il a fallu quelques millions d'années, alors que le retour au Néandertal prend moins d'une semaine. "

L'actualité :
- Le style 'EMO' provoque des émeutes à Mexico. Emos victimes de descentes de jeunes punk armés de battes de baseball dans un village au Mexique. (Avril 2007 > Septembre 2008)
- Le style 'EMO' bientôt interdit par la loi russe. (avant la fin de l'année 2008)


# Posté le mardi 27 mai 2008 16:45
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 11:13

Aimer c'est fuir en un seul la médiocrité de tout les autres.

Aimer c'est fuir en un seul la médiocrité de tout les autres.












Je

t'aime

plus

que

tout

Marion.






Sans toi je ne suis plus rien..
# Posté le mercredi 30 avril 2008 08:49
Modifié le samedi 23 août 2008 09:49

EN QUARANTAINE.

EN QUARANTAINE.
[.REC]

Film espagnol
Réalisé par : Paco Plaza & Jaume Balaguero
Avec : Manuela Velasco
Genre : Epouvante - horreur


Synopsis


Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son cameraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers, et espère pouvoir accompagner ces derniers lors d'une de leur interventions. Soudain, un appel provenant d'un immeuble de centre ville signale qu'une vieille femme semblant s'être blessée est enfermée dans son appartement. Angéla et son cameraman suivent les pompiers jusque dans l'immeuble, ou très vite ils se retrouvent enfermés de l'extérieur. Mais le cauchemard ne fait que commencer...


Avis personnel

Surprenant, original, prenant et terriblement angoissant, .REC est une totale réussite. Sur le plan de la réalisation, l'effet de "caméra subjective" remplie son rôle et fait des merveilles : comme dans Cloverfield, le spectateur est prit dans le film et n'est relâché qu'à la fin, autant secoué et traumatisé que les personnages. Sur le plan des acteurs, Manuela Velasco est tout a fait crédible dans son rôle de jeune reporter aussi révoltée que désabusée. En somme, l'un des films d'horreur les plus efficace de cette dernière décennie.
# Posté le mardi 29 avril 2008 16:05
Modifié le mercredi 20 août 2008 06:07